Pas de signature de
convention collective tant que le sort de nos consurs et confrères du Service du
développement social et communautaire ne sera pas réglé à notre satisfaction
Une question de
solidarité... sociale !
Quand donc la nouvelle convention
collective sera-t-elle signée ? Cette question, où pointe une certaine
impatience, de plus en plus de membres se la posent. Rien de plus légitime que cette
interrogation : lentente de principe entérinée par lAssemblée générale le
2 juillet prévoit, pour tous les Cols blancs de lîle de Montréal, des hausses
salariales et des améliorations de leurs conditions de travail extrêmement
intéressantes.
On se souviendra que, dans le même souffle, lAssemblée
générale a insisté pour rendre la signature de la convention collective conditionnelle
à un règlement satisfaisant du dossier des contrats de service liant le gouvernement du
Québec et la Ville de Montréal en matière de sécurité du revenu et de certains
services demploi sur le territoire de celle-ci. Voici, en guise de rappel,
le texte de la résolution entérinée par les membres présents dans une proportion de
près de 89 % :
Il est résolu que lacceptation de lentente de principe conclue à la
suite de la négociation de la convention collective est conditionnelle à un règlement
satisfaisant du dossier du Service du développement social et communautaire.
Aucune équivoque possible : lAssemblée générale a confié à
lÉquipe syndicale le mandat de poursuivre la lutte en faveur du maintien de nos
quelque 1200 consurs et confrères du Service du développement social et
communautaire dans nos rangs. En prenant une telle décision, elle sest assurée que
nous disposions de la marge de manuvre nécessaire à la défense de la position que
nous partageons avec la Ville de Montréal sur cet enjeu fondamental.
Signer maintenant la convention collective
équivaudrait à nous tendre nous-mêmes un piège. En effet, le Code du travail
interdit le recours à toute forme de moyens de pression dès lentrée en vigueur
dun contrat de travail. Or, dans le contexte actuel, nous avons besoin davoir
les coudées franches pour inciter le gouvernement du Québec à renoncer, et pour
longtemps, à son projet de rapatriement des services reliés à la
sécurité du revenu et à lemploi sur le territoire de Montréal.
Nous ninsisterons jamais assez : les conséquences pour
nos 1200 membres du Service du développement social et communautaire de leur intégration
au sein de la fonction publique provinciale seraient terribles non seulement sur leurs
conditions de travail, mais aussi sur leur régime de retraite.
Nous souhaitons toutes et tous un dénouement rapide de cette situation
dans le respect de nos consurs et confrères. Depuis des mois, nous attendons que le
ministre de lEmploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, M. Claude Béchard,
annonce ses intentions dans ce dossier pourtant prioritaire. Aux dernières nouvelles, il
devait trancher dici à la fin du mois de septembre... mais il nous avait promis la
même chose pour la fin du mois de juin ! Souhaitons que, cette fois-ci, il ne nous fera
pas faux bond !
Lorsque le ministre aura rendu sa décision publique, nous évaluerons
les solutions quil propose. Si elles nous paraissent satisfaisantes, nous nous
empresserons de signer la nouvelle convention collective nous liant à la Ville de
Montréal. Si elles ne le sont pas, nous prendrons les moyens pour lui faire comprendre
que de garder dans nos rangs nos consurs et confrères du Service du
développement social et communautaire, cest une question de solidarité... sociale
!
| Le 9 septembre 2003 |
LÉquipe syndicale du SFMM (SCFP) |
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