
Avant tout : sauvegarder les conditions de travail de
nos membres
Juste avant les Fêtes, les quelque 800 membres affectés à la Direction de la sécurité
du revenu (incluant révision, recouvrement et Emploi-Québec) se sont réunis en
assemblée sectorielle afin de confier, de façon non équivoque, un mandat clair à notre
exécutif syndical:
entreprendre des démarches auprès de la Ville afin de
participer aux travaux du comité de travail sur la terminaison des ententes qui lient la
Ville de Montréal au gouvernement du Québec en matière daide sociale; ·
présenter leur volonté de maintenir leur lien demploi
actuel (permanent et auxiliaire) ;
et sauvegarder leurs conditions de travail (incluant leur
régime de retraite).
Advenant un désaccord majeur, le mandat prévoyait que notre
exécutif réunirait de nouveau les membres afin dadopter des moyens de pression
majeurs.
Réponse patronale : une fin de non recevoir
À la suite de nombreuses démarches, notre exécutif a finalement obtenu une première
rencontre avec les représentants du ministère et de la Ville, le 22 février dernier
afin de faire valoir les demandes de nos collègues. Tout juste avant de débuter la
rencontre du comité mixte de négociation en vue du renouvellement de la convention
collective des fonctionnaires de la Ville de Montréal, le 28 février 2007, notre
présidente a reçu la réponse aux demandes syndicales par le truchement de Danny
Boudreault, qui sest fait le porte-parole des deux paliers de gouvernement :
attrition pour les permanents et rien de tangible pour les auxiliaires.
La réponse des membres est sans équivoque
Compte tenu de cette réponse, nous avons convoqué, à 48 heures davis, les membres
concernés pour la tenue dune assemblée sectorielle. Le taux de participation
sest avéré au-delà de nos attentes compte tenu du délai de 48 heures, de la
météo et du début du congé de la semaine de relâche scolaire 84% des membres
réunis samedi matin ont voté en faveur de la grève à déclencher au moment jugé
opportun. Nous sommes également dans lobligation de revoir lagenda syndical
afin de consacrer nos efforts à ce dossier majeur.
Si la Ville a décidé de se délester des moyens pour venir en
aide aux montréalais les plus démunis, le SFMM na pas lintention
dabandonner ses membres. Il est indécent quils perdent leurs emplois,
quils subissent une diminution de salaire ou des réductions de leurs conditions de
travail. Pas plus que les démunis, ils nont pas à faire les frais de cette
déresponsabilisation municipale!
Appel à la solidarité
Par conséquent, nous vous demandons de faire preuve de solidarité envers nos collègues
et de respecter les mots dordre syndicaux qui, le cas échéant, pourraient vous
être transmis. Les résultats en matière déquité salariale, de renouvellement de
nos conventions collective, dharmonisation de nos caisses de retraite et le maintien
de nos emplois dépendent du rapport de force que nous réussirons à démontrer. Il est
temps de faire comprendre à lemployeur quil ne disposera pas de nos
conditions de travail comme il lentend. Saisissons loccasion de faire valoir
nos revendications légitimes et de cimenter notre solidarité. Il en va de notre
intérêt à tous!
| Le 6 mars 2007 |
LÉQUIPE SYNDICALE DU SFMM (SCFP) |
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