| LASSEMBLÉE
GÉNÉRALE DU SFMM (SCFP) ENTÉRINE
LENTENTE DE PRINCIPE CONCLUE LE 4 JUIN ENTRE NOTRE COMITÉ DE
NÉGOCIATION SYNDICAL ET LA VILLE DE MONTRÉAL ELLE
REND LA SIGNATURE DE LA NOUVELLE CONVENTION COLLECTIVE CONDITIONNELLE
AU RENOUVELLEMENT DES CONTRATS DE SERVICE À LA SÉCURITÉ DU REVENU
Un
pas de géant pour
lensemble de nos membres Un
contrat social dune durée de cinq
ans
Cest dans une proportion
de près de 89 % que lAssemblée générale a ratifié lentente
de principe qui dispose de lharmonisation de nos conventions
collectives et de lamélioration de nos conditions de travail.
Les membres présents à la réunion
ont fait leurs les termes dun projet de convention collective
dune durée de cinq ans qui respecte le cadre financier fixé par
la Ville de Montréal. Mais la
signature de la nouvelle convention collective est conditionnelle à un
règlement
satisfaisant du dossier des contrats de service qui lient le gouvernement
du Québec et la Ville de Montréal en matière de sécurité du revenu
et de certains services demploi sur le territoire de celle-ci.
Le texte prévoit, entre autres :
- Une augmentation
de la masse salariale de 11,7 % échelonnée
sur cinq ans
- Augmentation rétroactive au 1er janvier 2002 de
2 % pour tous les salariés, sauf ceux des anciennes municipalités qui en avaient
déjà reçu une le 1er janvier 2002 ; cette augmentation sera intégrée
aux échelles de traitement ;
- À compter du 1er janvier 2004, augmentation de
2 % ;
- À compter du 1er janvier 2005, augmentation de
2,5 % ;
- À compter du 1er janvier 2006, augmentation de
2,5 % ;
- Augmentation de la contribution
de lemployeur au FSMA pour la
porter à 2,3 % de la masse salariale totale rétroactivement
au 1er janvier 2003 ;
- Augmentationde la contribution
de lemployeur au fonds
déducation
syndicale pour la porter à
0,30 % de la masse salariale totale rétroactivement
au 1er janvier
2003 ;
- La mise en place dhoraires flexibles qui rend possible
lobtention de deux jours de congé par période de référence de 14 jours. Cette
mesure ne sapplique pas aux lieux de travail où des horaires particuliers font
déjà lobjet dententes ; ceux-ci resteront en vigueur jusquà ce
que de nouvelles ententes soient négociées dans les services ou les arrondissements
concernés ;
- Révision du mode de comblement des postes :
- Le fonctionnaire permanent,
temporaire, auxiliaire et à temps
partiel qui a travaillé 3640 heures dans lemploi quil occupe ou quil a
occupé dans les 12 mois précédant la signature de la convention collective voit son nom
automatiquement inscrit sur la liste déligibilité pour cet emploi (mesure
unique) ;
- Délai de 16 mois pour combler les postes vacants avec
obligation de comblement ;
- Admissibilité aux examens après six mois de fonction supérieure
temporaire ;
- Modification des étapes de nomination facilitant la mutation et
respectant la priorité de larrondissement et du service ;
- Fusion des listes existantes à lex-Ville et à
lex-CUM ;
- Amélioration importante de la clause relative aux contrats à
forfait ;
- Le travail dévolu aux salariés le demeure ;
- À la date de la signature, les
activités qui étaient déjà
octroyées par contrat à des tiers ou à des
personnes bénévoles sont maintenues. Pour
le futur, de tels contrats ne devront pas entraîner dabolition
de postes, de mises
à pied ou de diminution dheures pour les auxiliaires.
Un comité étudiera dans les
six mois précédant la fin du ou des contrats la
pertinence de rapatrier en régie ou non
ce ou ces contrats ;

- Congés fériés :
13 jours, plus 2 jours chômés et payés
entre Noël et le jour de lAn ;
- Jours de maladie : 10 jours ;
- Congés mobiles : 39 heures ou 53 heures pour les salariés
travaillant sur rotation ;
- Maintien du plein traitement
pendant une absence causée par un
accident du travail pour les fonctionnaires permanents.
- Un mode de règlement des griefs
axé sur la résolution de
problèmes.
Les travailleuses et
les travailleurs auxiliaires et à statut
précaire sortent gagnants de lexercice de négociation
qui a mené à
lentente de principe. Parmi les mesures qui les touchent plus
particulièrement,
mentionnons les suivantes :
- Acquisition de lancienneté pour tous les auxiliaires ;
- Examen obligatoire à lembauche des nouveaux
auxiliaires ;
- Dispositions qui octroient à toutes celles et ceux qui ont
travaillé 840 heures au cours des 12 mois précédents ou après deux ans de service
continu un droit de rappel pour lemploi et qui établissent la date
dancienneté auxiliaire ;
- Congés :
- Maladie jusquà concurrence de 70 heures ;
- Compensatoires (mobiles)
jusquà concurrence de 39 heures ou
53 heures pour les salariés travaillant sur rotation ;
- 13 jours fériés, plus
2 jours chômés et payés entre Noël et
le jour de lAn ;
- Un crédit de jours de vacances selon lancienneté reconnue
et selon la définition des mois complets de service continu ;
- Les auxiliaires justifiant
cinq ans et plus de service bénéficient du congé de maternité, du congé parental, du congé dadoption et du
programme de prestations supplémentaires de chômage (PSC) ;
- Assurance-invalidité longue durée pour les auxiliaires justifiant
cinq ans et plus de service, applicable après le délai de carence prévu par le régime
public (17 semaines), payée à 70 % du traitement (coûts partagés entre le
salarié et lemployeur) ;
- Congé de paternité de 5 jours dont 2 sont payés ;
- Rémunération :
- Augmentations salariales
identiques à celles des permanents ;
- Plein échelon salarial, semblable à celui
du fonctionnaire permanent, calculé le 1er janvier
2004 et appliqué le
1er janvier
et le 1er juillet de chaque année pour 1820 heures
rémunérées.
La balle est maintenant
dans le camp du gouvernement du Québec !
Cette
entente de principe est conforme aux objectifs que nous nous étions fixés au moment dentamer la négociation. Cependant, lAssemblée
générale a résolu de reporter la signature de notre première convention collective
tant que le ministre de lEmploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, M. Claude Béchard, naura pas apporté une solution durable et satisfaisante au
problème du renouvellement des contrats de service qui lient le gouvernement du Québec
et la Ville de Montréal en matière de sécurité du revenu et de certains services
demploi sur le territoire de celle-ci.
Depuis
plusieurs années, nos consurs et confrères
du Service du développement social et communautaire vivent
dans lincertitude.
Lintention manifestée par le gouvernement du Québec
de « rapatrier » les
activités touchant la sécurité du revenu jusquici
dévolues à la Ville de
Montréal fait pendre au-dessus de leurs têtes une véritable épée
de Damoclès. Leur
intégration à la fonction publique du Québec
mettrait en péril leurs conditions de
travail actuelles de même que leur régime de retraite.
Nous nabandonnerons pas ces quelque 1200 membres à leur sort, et cest
pourquoi nous souhaitons conserver notre marge de manuvre en vertu du Code du
travail pour défendre la position que nous partageons avec la Ville de Montréal
sur cet enjeu fondamental !
Syndicalement
vôtres,
| Le 4 juillet 2003 |
LÉquipe syndicale
du SFMM (SCFP) |
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