Le 22 octobre dernier, après six rencontres
syndicale-patronales de négociation, lemployeur, par le biais de sa représentante,
signifiait à vos représentants syndicaux quil rompait les pourparlers en cours.
Alléguant les propos publiés dans la dernière édition du journal ColBlanc, il
sest retiré de la table de négociation et a justifié sa décision par
lentremise dune lettre à tous les Cols blancs de Pointe-Claire.
Le SFMM propose des solutions raisonnées
Soucieux de remédier rapidement à la situation, nous sommes intervenus auprès de
lemployeur pour lui soumettre des solutions concrètes, tout à fait acceptables,
susceptibles dinstaurer un tout autre climat à la table de négociation favorisant
un règlement négocié. De plus, nous lui avons envoyé un portrait détaillé de la
situation et lavons invité à faire fi du passé pour reprendre les travaux sur de
nouvelles bases, dans lintérêt de nos membres et des citoyens de Pointe-Claire.
Comme toute réponse, Jean-Denis Jacob, directeur général, a maintenu sa position et a
décliné nos offres.
Tout nest pas noir ou blanc
Ce nest pas dhier que nous nous butons à une attitude patronale difficile.
Toute demande syndicale ou tentative de solutionner les différends essuient un refus.
Plusieurs dossiers demeurent en suspens comme loctroi des blocs dheures pour
les auxiliaires. Nos démarches, selon les dispositions de la convention collective, en
préétape de grief ne sont pas prises au sérieux générant jusquici le dépôt
dune vingtaine de griefs. Cela ne favorise vraiment pas le climat à la table de
négociation.
Des demandes syndicales plus que légitimes
Le SFMM, faut-il le rappeler, a réussi à conclure des ententes fort satisfaisantes avec
plusieurs autres municipalités montréalaises. Or, notre projet de convention collective
déposé à Pointe-Claire contient des demandes similaires : obtenir la parité entre les
salariés auxiliaires et permanents, bonifier la caisse de retraite, acquérir des
horaires de travail plus flexibles ainsi que des mesures facilitant la conciliation
travail-famille. À cette liste sajoute, il en va de soi, laccroissement (ou
du moins le maintien) de notre pouvoir dachat. Ce sont là des demandes réalistes
que nous allons défendre avec conviction.
Dexpérience nous savons quune bonne dose de respect
patronal à légard des salariés qui offrent des services de qualité aux citoyens,
une confiance mutuelle entre les parties et par-dessus tout, la volonté de conclure, de
bonne foi, une entente négociée sont des facteurs garants de succès. Cest animés
par ces valeurs que le 31 octobre 2007 nous avons initié les discussions avec
lemployeur en déposant notre projet de convention collective. Avec larrivée
du printemps, il nous a offert son premier retour relativement à ces demandes, soit en
avril 2008. Et contrairement à ce quil affirme, plus dune quinzaine de dates
figuraient à notre agenda syndical de négociations dont les 3, 4 et 5 novembre 2008.
La solidarité : un atout majeur
Si lemployeur reste fermé à nos propositions, dautres alternatives
demeurent. Nous ne mettons pas de côté, non plus, la tenue dune assemblée
générale. Ceci dit, cela serait tellement plus simple si lemployeur osait prendre
un beau risque et acceptait un compromis. En attendant, ne jouons pas son jeu. Demeurons
unis, solidaires et confiants puisque cest ENSEMBLE que nous réussirons à
défendre des conditions de travail que nous tous, autant que nous sommes, méritons
pleinement!
2008-11-03 |
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SYNDICALE DU SFMM (SCFP) |
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