POINTE-CLAIRE

INFO NÉGO
3 novembre 2008


L'employeur a rompu les négociations

Le 22 octobre dernier, après six rencontres syndicale-patronales de négociation, l’employeur, par le biais de sa représentante, signifiait à vos représentants syndicaux qu’il rompait les pourparlers en cours. Alléguant les propos publiés dans la dernière édition du journal ColBlanc, il s’est retiré de la table de négociation et a justifié sa décision par l’entremise d’une lettre à tous les Cols blancs de Pointe-Claire.

Le SFMM propose des solutions raisonnées
Soucieux de remédier rapidement à la situation, nous sommes intervenus auprès de l’employeur pour lui soumettre des solutions concrètes, tout à fait acceptables, susceptibles d’instaurer un tout autre climat à la table de négociation favorisant un règlement négocié. De plus, nous lui avons envoyé un portrait détaillé de la situation et l’avons invité à faire fi du passé pour reprendre les travaux sur de nouvelles bases, dans l’intérêt de nos membres et des citoyens de Pointe-Claire. Comme toute réponse, Jean-Denis Jacob, directeur général, a maintenu sa position et a décliné nos offres.

Tout n’est pas noir ou blanc
Ce n’est pas d’hier que nous nous butons à une attitude patronale difficile. Toute demande syndicale ou tentative de solutionner les différends essuient un refus. Plusieurs dossiers demeurent en suspens comme l’octroi des blocs d’heures pour les auxiliaires. Nos démarches, selon les dispositions de la convention collective, en préétape de grief ne sont pas prises au sérieux générant jusqu’ici le dépôt d’une vingtaine de griefs. Cela ne favorise vraiment pas le climat à la table de négociation.

Des demandes syndicales plus que légitimes
Le SFMM, faut-il le rappeler, a réussi à conclure des ententes fort satisfaisantes avec plusieurs autres municipalités montréalaises. Or, notre projet de convention collective déposé à Pointe-Claire contient des demandes similaires : obtenir la parité entre les salariés auxiliaires et permanents, bonifier la caisse de retraite, acquérir des horaires de travail plus flexibles ainsi que des mesures facilitant la conciliation travail-famille. À cette liste s’ajoute, il en va de soi, l’accroissement (ou du moins le maintien) de notre pouvoir d’achat. Ce sont là des demandes réalistes que nous allons défendre avec conviction.

D’expérience nous savons qu’une bonne dose de respect patronal à l’égard des salariés qui offrent des services de qualité aux citoyens, une confiance mutuelle entre les parties et par-dessus tout, la volonté de conclure, de bonne foi, une entente négociée sont des facteurs garants de succès. C’est animés par ces valeurs que le 31 octobre 2007 nous avons initié les discussions avec l’employeur en déposant notre projet de convention collective. Avec l’arrivée du printemps, il nous a offert son premier retour relativement à ces demandes, soit en avril 2008. Et contrairement à ce qu’il affirme, plus d’une quinzaine de dates figuraient à notre agenda syndical de négociations dont les 3, 4 et 5 novembre 2008.

La solidarité : un atout majeur
Si l’employeur reste fermé à nos propositions, d’autres alternatives demeurent. Nous ne mettons pas de côté, non plus, la tenue d’une assemblée générale. Ceci dit, cela serait tellement plus simple si l’employeur osait prendre un beau risque et acceptait un compromis. En attendant, ne jouons pas son jeu. Demeurons unis, solidaires et confiants puisque c’est ENSEMBLE que nous réussirons à défendre des conditions de travail que nous tous, autant que nous sommes, méritons pleinement!

2008-11-03

L’ÉQUIPE SYNDICALE DU SFMM (SCFP)

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