À TOUS LES MEMBRES
DE LA SOCIÉTÉ DU PARC JEAN-DRAPEAU


Renouvellement de la convention collective

L’entente de principe est adoptée !


Un résultat qui satisfait une très large majorité !
Les membres réunis en assemblée extraordinaire au Centre Saint-Pierre le 24 juillet dernier, ont voté dans une proportion de 79,5 % en faveur de l’entente de principe intervenue le 14 juillet 2008 entre notre Syndicat et la Société du Parc Jean-Drapeau.

D’une durée de quatre ans, la nouvelle convention collective couvre la période du
1er janvier 2007 au 31 décembre 2010. Sans énumérer explicitement tous les gains syndicaux, nous pouvons toutefois affirmer avec satisfaction « mission accomplie! »

Négociations : des débuts laborieux
Le 31 décembre 2006 se terminait votre convention collective dans laquelle figurent les règles relatives à votre horaire, votre salaire, vos primes, etc. En vue de son renouvellement, le 12 juillet 2007, vos dirigeants syndicaux ont convoqué les membres afin de leur présenter les demandes syndicales (soit les changements à apporter aux règles dont l’augmentation salariale). Acceptées par les membres, ces demandes que l’on présente sous forme de projet de convention collective ont été déposées aux représentants de votre employeur le 24 août suivant. Après seulement quatre rencontres, l’employeur, sans nous prévenir, déposait, le 28 novembre, auprès du ministère du Travail, une demande de conciliation.

Un recours pour le moins précipité
On a recours à la conciliation et à l’intervention d’un médiateur lorsque les parties sont face à l’absence de perspective d’un règlement ou lorsqu’il y a blocage des discussions ou risque de dérapage ou de conflit. En faisant appel à ce service, l’employeur considérait que le dialogue avec nos représentants n’était plus possible et que les probabilités d’obtenir un règlement étaient nulles, ce qui n’était vraiment pas le cas. Le litige qui nous opposait alors était fondé sur le fait que l’employeur refusait catégoriquement de rémunérer les délégués syndicaux à la table de négociation, nous obligeant à reporter les discussions à la reprise des activités estivales. Pourtant, dès la première séance de conciliation, le 7 février 2008, les parties se sont entendues sur une solution concernant la compensation accordée aux représentants des membres et sur un calendrier de rencontres (au nombre de six entre février et avril). D’autres rencontres se sont avérées nécessaires et, finalement, c’est le 14 juillet dernier que nous en sommes venus, malgré les embûches, à un règlement intéressant.

Gains monétaires $ubstantiels
À compter du 1er janvier 2008, le taux horaire des emplois est augmenté de 2 %. Il en va de même pour les années 2009 et 2010. En attendant la fin des travaux en matière d’équité salariale, les emplois de sauveteur, de sauveteur de plage et d’animateur seront réajustés de 0,25 $. Pour l’emploi de surveillant premiers soins, l’augmentation est de 0,27 $. Autres gains : l’employé, qui occupe un emploi en fonction supérieure, sera payé au taux de cet emploi dès la deuxième heure, tandis que le taux de l’emploi de chef d’équipe passe de 0,75 $ à 1,00 $ et celui de chef de groupe de 0,90 $ à 1,25 $. Nous avons également obtenu l’ajout d’une prime de nuit pour tous ceux qui travailleront entre 22 heures et 6 heures de 0,60 $ de l’heure. Dorénavant, les frais encourus pour le renouvellement de certificats requis pour l’emploi, par exemple pour les sauveteurs, seront remboursés lors de la deuxième saison pour un maximum de 38 $. En cas de réduction d’heures de travail due au mauvais temps ou de toute situation imprévisible, l’employé qui s’est présenté au travail est assuré d’être rémunéré pour quatre heures minimum. S’il est rappelé au travail, il est, là aussi, assuré d’une rémunération minimale de quatre heures. Tous les employés actifs durant l’année 2008 recevront le 2 % d’augmentation rétroactivement au 1er janvier 2008.

D’autres gains intéressants
Pour les employés annuels, nous avons obtenu une semaine additionnelle de vacances par année après vingt années d’ancienneté, portant de cinq à six le nombre de semaines de vacances. Pour les employés saisonniers, l’employeur a consenti une journée de plus portant de trois à quatre le nombre de congés personnels accordés après un an.

Pour une meilleure protection et représentativité syndicale
Nous avons également réussi à augmenter de 30 à 45 jours, les délais pour déposer, le cas échéant, un grief et à réduire la portée d’un dossier disciplinaire de 24 mois à 18 mois. Dorénavant, tout avis disciplinaire porté au dossier d’un employé sera réputé être contesté. Finalement, il sera possible de contester, par le dépôt d’un grief, toute suspension alors qu’auparavant nous ne pouvions recourir à cette défense que pour les suspensions de quatre jours et plus.

Les employés bénéficieront de 30 minutes rémunérés pour se familiariser avec leur Syndicat, ils disposeront d’un local syndical et le nombre d’heures de libération syndicale (permettant aux employés, qui remplissent une fonction syndicale, de ne pas être pénalisés) a été augmenté à 90 heures année tout en étant cumulables et 30 heures nous ont été accordées lors de négociations se déroulant en dehors de la période d’exploitation.

Changer votre monde…
Saviez-vous que la majorité des travailleurs au Québec ne sont pas syndiqués. Être syndiqué signifie faire partie d’un regroupement d’employés qui s’organisent et agissent pour défendre et maintenir leurs droits et améliorer leurs conditions de travail. Le Syndicat négocie un contrat de travail, c’est ce que nous venons de faire. Le Syndicat voit à l’application et au respect des règles stipulées au contrat de travail. C’est ce qui nous reste à faire ENSEMBLE. Pour y arriver, nous disposons maintenant d’outils (local, heures de libération syndicales, comités, droit de déposer un grief, plus de temps pour le faire, etc.). Le Syndicat œuvre aussi à l’amélioration des conditions de travail de ses membres. Comment? En s’impliquant à fond dans des dossiers majeurs comme la santé et la sécurité du travail, l’équité salariale, le respect des groupes discriminés (minorités visibles, gaies et lesbiennes, femmes, etc.). Tout est à faire dans ce domaine et nous avons besoin de vous pour y arriver. Bien que le syndicalisme s’avère souvent un sport extrême, c’est surtout un outil incontournable pour faire avancer les choses : un espace pour changer notre monde.

… en commençant par l’endroit où vous travaillez
Pour protéger notre environnement, nous assurer que la globalisation respecte les êtres humains, améliorer notre démocratie, lutter contre la précarité et la pauvreté et ainsi permettre à tous de jouir d’une vie décente, réussir l’intégration des nouveaux arrivants, assurer l’équité entre les générations et … tant d’autres choses encore. C’est maintenant votre tour! Impliquez-vous dans votre SYNDICAT car le syndicat c’est… vous! Sans militant sur le terrain, aucune organisation syndicale ne peut faire des gains. L’efficacité, le dynamisme et la force d’un syndicat sont garants des femmes et des hommes qui s’impliquent et mettent l’épaule à la roue. Ils ont à cœur le respect de nos droits et souhaitent améliorer notre monde en commençant pas l’endroit où ils travaillent…

Votre comité syndical de négociation

° Francine Bouliane, vice-présidente au SFMM;
° Jean-Benoît Olivier-Pilon, directeur syndical;
°et Édith Laperle, conseillère syndicale SCFP et porte-parole.

Bon été à tous !

2008-07-25 L’ÉQUIPE SYNDICALE DU SFMM (SCFP)

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