VILLE DE POINTE-CLAIRE

INFO NÉGO No 2
22 janvier 2009


Renouvellement de la convention collective
81,7 % des syndiqués en faveur de moyens d'action

Des membres décidés et solidaires
Face au refus de leur employeur, la Ville de Pointe-Claire, de reprendre les négociations entourant le renouvellement de la convention collective, c’est dans une proportion de 81,7 % que les membres cols blancs de la Ville de Pointe-Claire, présents en grand nombre lors de l’assemblée extraordinaire tenue le 21 janvier 2009, ont adopté un plan d’action qui prévoit le recours d’une série de moyens de pression, et qui, à la suite du rapport du comité de négociation, pourrait aller jusqu’au déclenchement d’une grève générale, au moment jugé opportun.

Une attitude patronale inacceptable
Est-il besoin de rappeler que le 22 octobre dernier, la Ville de Pointe-Claire signifiait aux représentants syndicaux, après seulement six rencontres de négociation, qu’elle rompait les pourparlers en cours? Prétextant les propos publiés dans le journal ColBlanc, l’employeur s’était retiré de la table de négociation et justifiait sa décision par l’entremise d’une lettre à l’ensemble des Cols blancs de Pointe-Claire.

Le SFMM agit pour une négociation de bonne foi
Depuis, malgré les tentatives de rapprochement et les propositions formulées en ce sens par la partie syndicale et les solutions apportées susceptibles d’instaurer un tout autre climat à la table de négociation afin de parvenir à un règlement négocié, l’employeur maintient sa position et a décliné les offres syndicales de reprendre les pourparlers. Confronté à ce refus systématique, notre Syndicat n’a d’autres choix que de déposer une plainte pour négociation de mauvaise foi à l’encontre de l’employeur auprès de la Commission des relations de travail (CRT). Dans l’intervalle, le SFMM entend agir de bonne foi et tendra à nouveau la main aux représentants de la Ville afin de relancer les négociations.

Des demandes légitimes
Le SFMM, doit-on le rappeler, a conclu bon nombre d’ententes négociées plus que satisfaisantes avec notamment la Ville de Montréal, des sociétés paramunicipales et bien sûr plusieurs autres municipalités reconstituées sans avoir eu à recourir à des moyens de pression. Pourtant, le projet de convention collective déposé à Pointe-Claire s’articule sur des demandes semblables à celles formulées ailleurs par notre Syndicat : parité entre les salariés auxiliaires et permanents, bonification de la caisse de retraite, flexibilité des horaires de travail, des mesures visant à concilier travail et famille et des demandes monétaires légitimes qui visent à accroître ou du moins à maintenir notre pouvoir d’achat. Les membres que nous représentons estiment que leurs demandes sont réalistes. C’est pourquoi ils sont aujourd’hui plus solidaires et décidés que jamais à prendre les moyens d’action appropriés pour ramener l’employeur à la table de négociation et pour obtenir, comme les autres membres cols blancs de l’Île de Montréal, les conditions de travail qu’ils méritent.

Il est temps pour la Ville de Pointe-Claire de saisir
l’opportunité de reprendre, de bonne foi, les pourparlers.

2009-01-22

L’ÉQUIPE SYNDICALE DU SFMM (SCFP)

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