TRAVAILLER DEHORS L’ÉTÉ PEUT CAUSER DES PROBLÈMES … DE SANTÉ !

sunBien que le retour de la belle saison soit apprécié de la grande majorité d’entre nous, les personnes qui travaillent à l’extérieur l’été (surveillant de pataugeoire, sauveteur, agent technique horticulture, inspecteur, agent de stationnement, etc.), risquent, dans certaines conditions, d’éprouver des problèmes de santé. Agression (physique, verbale ou à caractère sexuel), coup de chaleur, insolation, déshydratation, intoxication à des produits dangereux ou brûlure (chlore, etc.), piqûre d’insecte, etc., sont autant de difficultés pouvant les affecter.

Parce que la santé et la sécurité au travail nous concerne tous, informons toute personne que nous connaissons des dangers du travail à l’extérieur. Les risques de souffrir d’un coup de chaleur, d’insolation ou de déshydratation augmentent à mesure que la température de l’air (degrés Celsius), le taux d’humidité (facteur humidex) et le taux d’ensoleillement (indice UV) sont élevés. Les jeunes travailleurs - parce qu’ils ont peu d’expérience et qu’ils reçoivent peu ou pas de formation en santé et sécurité à leur arrivée dans un nouvel emploi sont plus vulnérables, donc plus à risque d’être victime d’un accident. Soyons vigilants et épaulons-les!

Manipulation du chlore et autres produits
Toujours lire les affiches et suivre, à la lettre, les instructions.

Les employeurs, premiers responsables de la SST, doivent, selon la loi, s’assurer que les établissements sur lesquels ils ont autorité (pataugeoires, piscines, parcs, jardins, etc.) sont équipés et aménagés de façon à assurer la protection des travailleurs. Ils doivent leur fournir l’équipement de protection individuel requis (gants, tabliers, uniformes, parasols, etc.), et prendre les moyens pour protéger leur santé, leur sécurité et leur intégrité physique.

Travailleur isolé (surveillant de pataugeoire, inspecteur, etc.) : soyons sur nos gardes car le personnel municipal est parfois victime de comportements et de manifestations d’agressivité de la part de citoyens avec lesquels il est appelé à transiger. Bien que nous puissions compter sur la collaboration de la majorité d’entre eux, nul n’est à l’abri de ce type de manifestation. À cet effet, l’employeur a aussi la responsabilité de mettre en place des mesures préventives dans le but d’éliminer ou de contrôler de telles manifestations. Ces mesures devraient être contenues dans un programme global de prévention qui couvre tant les aspects de l’aménagement des lieux de travail que la formation du personnel, les procédures de déclaration des événements, d’appel à l’aide et d’intervention ainsi que les mesures de soutien et de suivi. Cela est d’autant plus nécessaire lorsqu’il s’agit de travailleurs isolés. L’employeur doit alors fournir à ces travailleurs un moyen de communication (téléphone, téléphone cellulaire, radio émetteur, etc.), assurer leur surveillance et organiser le travail en équipe de deux personnes.

De notre côté, on doit toujours se fier à notre intuition et être à l’affût d’indices (individu louche, regard fixe et menaçant, dilatation des pupilles, ton de voix saccadé, etc.). Adoptons une attitude basée sur la prudence, la diplomatie et l’empathie. Agissons avec calme. Évitons l’affrontement. Laissons le client se défouler verbalement s’il ne s’agit pas de menaces personnelles et ignorons la provocation. Si toutefois la situation semble sans issue, n’hésitons pas à appeler à l’aide et à recourir au service d’urgence 9-1-1. L’intervention physique ne doit être envisagée qu’en tout dernier recours et seulement pour se protéger si notre sécurité est menacée. Il faut, dans tous les cas, informer son superviseur ou supérieur de l’incident et remplir un rapport de condition dangereuse (RCD).

man looking at thermometerPour les journées chaudes : la prévention est nécessaire et les employeurs doivent disposer d’un plan d’action préventif et être en mesure de donner les premiers soins rapidement (fournir les trousses de premiers soins, former un employé volontaire comme secouriste); informer les travailleurs et les superviseurs; fournir de l’eau fraîche en quantité suffisante; reporter les tâches ardues aux heures plus fraîches de la journée; aménager des zones de travail et de repos à l’ombre dans un endroit frais ou climatisé (fournir des parasols); effectuer une rotation des tâches, etc.

Pour prévenir les effets néfastes du soleil et de la chaleur sur notre santé, nous devons boire beaucoup d'eau, soit un verre toutes les 20 minutes, et ce, même si on n’a pas soif (éviter le café); porter des vêtements légers, secs, amples, de couleur claire et de préférence en coton pour favoriser l’évaporation de la sueur (évitez le port de t-shirts mouillés); se couvrir la tête (chapeau, casquette, etc.); se mettre à l’ombre (n’hésitez pas à utiliser les parasols fournis par l’employeur) et utiliser un écran solaire (fortement recommandé).

On cesse de travailler quand on éprouve des étourdissements, des vertiges, une grande fatigue - ces malaises peuvent annoncer un coup de chaleur - et on rapporte immédiatement au secouriste et à son superviseur ou supérieur tout comportement anormal d’un collègue. Dès qu’un travailleur éprouve des symptômes cités précédemment ou qu’un collègue observe un comportement suspect ou inquiétant, on doit alerter, sans hésiter, les premiers secours (secouristes en milieu de travail et les services d’urgence 9-1-1). On redouble de prudence en cas de problème de santé ou de prise de médicament.

cartoon beeSe prémunir contre les insectes piqueurs bien que la plupart des cas de morsures et de piqûres d'insectes s’avèrent sans gravité (démangeaison, boursouflure, etc.). Par contre, chez certaines personnes, des réactions allergiques peuvent provoquer des enflures (surtout dans la région des voies respiratoires, de la bouche ou de la gorge). La victime peut se sentir faible, éprouver de la difficulté à respirer, à parler, souffrir de maux de tête et de fièvre. Ces réactions peuvent s’avérer mortelles. C’est pourquoi, la personne qui se sait allergique doit toujours avoir en sa possession son auto-éjecteur d’adrénaline (ÉpiPen®) et on contacte, sans hésiter, les services d’urgence 9-1-1 dans les plus brefs délais, dès l’apparition des premiers symptômes. Porter des gants, se couvrir la peau au maximum, revêtir des vêtements de couleur claire, éviter les produits parfumés (savon, crème, lotion) et ne pas s’approcher des nids sont autant de moyens de prévenir ce type d’accident.

La loi permet à tout travailleur d’exercer un droit de refus s’il a un motif raisonnable de croire que l’exécution de son travail l’expose à un danger pour sa santé, sa sécurité ou son intégrité physique ou peut avoir l’effet d’exposer une autre personne à un semblable danger (article 12, LSST).

Pendant tout l’été, nos experts en SST (à la prévention et à la réparation) et au PAM sont disponibles pour aider, soutenir, renseigner et répondre à toute question. N’hésitons pas à les contacter (514) 842-9463 ou à joindre notre représentant syndical (délégué, directeur).

Bon été et soyons prudents !

Le 13 juillet 2006 L’ÉQUIPE DU SFMM (SCFP)

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