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Les 10 et 11 juin, les membres du Comité de négociation ont présenté au Conseil de direction et au Conseil général les termes de l’entente de principe intervenue entre le SFMM (SCFP) et la Ville de Montréal qui dispose de l’harmonisation de nos conventions collectives et de l’amélioration de nos conditions de travail. C’est avec enthousiasme que les deux instances ont adopté une résolution visant à recommander à l’Assemblée générale d’entériner l’accord.
     Nous avons décidé de retarder la convocation de l’Assemblée générale parce que
  • nous voulons obtenir du gouvernement du Québec l’engagement ferme qu’il va renouveler à long terme les deux contrats de service qui le lient à la Ville de Montréal en ce qui a trait au développement social et communautaire (sécurité du revenu) sur le territoire de celle-ci ;
  • nous souhaitons conserver notre liberté d’action en vertu du Code du travail de manière à ce que le gouvernement du Québec tienne compte de la position non équivoque que le SFMM (SCFP) et la Ville de Montréal partagent sur ce sujet.

Il en va du sort de 1200 de nos membres, du maintien de leurs conditions de travail et de leur régime de retraite.
     Le 3 juin dernier, nous avons rencontré le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, M. Claude Béchard, en compagnie du président de la FTQ, M. Henri Massé, et du directeur-adjoint du SCFP-Québec, M. Claude Hétu. Lors de cet entretien, le ministre nous a affirmé qu’il s’était fixé le 15 juin comme date butoir pour recevoir les rapports de ses hauts fonctionnaires ainsi que celui de la Ville de Montréal, et qu’il déciderait au plus tard à la fin du mois de juin s’il renouvelle les contrats de service le liant à la Ville ou s’il intègre, contre leur gré, nos 1200 membres à la fonction publique du Québec.
     Nous sommes conscients de votre empressement à prendre connaissance des termes de l’entente de principe et à vous prononcer. Mais nous sommes persuadés que vous comprendrez la situation et que, par votre patience, vous saurez faire preuve de solidarité envers nos consœurs et confrères du Service du développement social et communautaire. Rappelons-nous qu’au-dessus de leurs têtes pend une épée de Damoclès !
     Cependant, nous vous incitons fortement à rencontrer vos représentants syndicaux qui ont, toutes et tous, une copie intégrale de l’entente de principe et un résumé de ses faits saillants en leur possession.
     Compte tenu des circonstances, le délai entre l’émission de l’avis de convocation de l’Assemblée générale et sa tenue sera très court. Que ceci ne vous empêche pas d’être toutes et tous présents afin de vous prononcer sur les conditions de travail qui seront les nôtres jusqu’au 31 décembre 2006.
     Si, une seule fois dans votre vie, vous vous devez d’être présents, ce sera bien lors de cette journée !

Syndicalement vôtres,

Le 12 juin 2003 L’Équipe syndicale du SFMM (SCFP)